Une nouvelle guerre des prix dans les supermarchés hollandais n’est pas à souhaiter, pour le commerce de détail comme pour le consommateur. C’est ce qu’annonce le bureau économique de la banque ING dans un bulletin trimestriel au sujet du commerce de détail. D’après Amin Mansour, banquier chez ING dans le domaine des grosses sociétés commerciales de détail, un leader du marché ne va pas se laisser prendre dans une guerre des prix, malgré le stimulus que d’autres chaines de supermarchés ont donné récemment.
Dans une guerre des prix, ce sont les marges qui souffrent. C’est pour cela que les leaders du marché ne fonctionnent qu’avec des offres périodiques. Ils préfèrent faire des offres spéciales sur leurs marques propres, produites en grande quantité donc économiques et qui leur permettent de maintenir une marge confortable sur ces articles. Pour les plus petits et moyens joueurs dans le secteur des supermarchés, la guerre des prix n’est pas idéale non plus pour un bon développement : en effet, la plupart n’a pas encore assez développé un assortiment propre de produits qui leur garantit un public fidèle, dit Mansour.
L’analyste d’ING voit également certaines mauvaises conséquences pour le consommateur néerlandais. Sur le long terme, il existe un risque que la recherche du prix d’achat le plus bas influence aussi la qualité. Un autre effet secondaire pourrait être que des tas de franchisés aient à fermer leurs portes.
Le chiffre d’affaire des supermarchés néerlandais va dramatiquement baisser dans la 2ème moitié de cette année. D’après le rapport ‘Commerce de détail’, que le bureau économique de l’ING a dévoilé le 2 juin dernier, la croissance du chiffre d’affaire ne dépassera pas cette année les 1,8%.
L’année passée, le chiffre d’affaire avait encore augmenté de 7,4%. La différence avec l’année passée provient pour 50-60% de la baisse des prix et pour 40-50% du fait que les consommateurs dépensent moins sous l’influence de la crise et choisissent plus souvent les articles les moins chers. Bien que le chiffre d’affaire soit sous pression, il n’est pas nécessaire selon ING d’après les circonstances actuelles de livrer une nouvelle guerre des prix entre supermarchés.
source:
DFT.n/ Financieel Dagblad
13:52:50 |
09 /
06 /
2009
|